Vous êtes ici : Accueil / Présentation des Archives / Organisation et historique du service / Les archives dans le temps / Les hommes qui ont fait les Archives...Sans archivistes pour les garder et surtout les inventorier, il n’y a pas de service d’archives mais seulement un stockage. Plus que les aléas de l’Histoire, c’est la personnalité, la compétence et la ténacité des différents archivistes qui se sont succédé aux Archives départementales du Tarn qui ont permis la pérennité et l’accroissement des collections, leur mise en ordre, leur dépouillement et, pour finir, leur mise en valeur.
Depuis leur création jusqu’en 1985, les Archives départementales du Tarn ont vu se succéder seize responsables puis directeurs à leur tête. Si cinq hommes ont eu la responsabilité des Archives entre 1791 et 1830, il faut attendre cette date, avec l’arrivée de F. E. Delon, pour avoir affaire à de véritables chefs de service.
Au-delà de la succession des directeurs, il convient de souligner la présence marquante dans le Tarn de trois d’entre eux, sans qui le service ne serait pas ce qu’il est : Emile Jolibois, Charles Portal et Maurice Greslé-Bouignol. Ils ont su imprimer au service une inflexion décisive et marquante.
Il est né à Graulhet le 3 mai 1764. Le 1er février 1830, Delon, employé de Préfecture, est nommé "archiviste" par le préfet Decazes. Il est en quelque sorte le premier archiviste des Archives du Tarn. Sa tâche principale consiste à préparer le premier déménagement des archives dans la nouvelle Préfecture (hôtel de Carbonel). Ce transfert a cependant occasionné un complet désordre. Le 3 janvier 1832, âgé et malade, il fait valoir ses droits à la retraite.
Il est affecté aux Archives installées dans la Préfecture, rue Timbal. Il s'initie à la paléographie et s'intéresse à l'histoire du département, mais son manque de compétence l'empêche de faire ses preuves. Il se lance cependant dans une première mise en ordre des collections en application de la circulaire de 1841 instaurant le cadre de classement des archives départementales.
Il est nommé le 17 juin 1852 et prend ses fonctions le 1er octobre de la même année. Son état de santé le conduit à démissionner le 16 décembre 1857.
Archiviste-paléographe, il prend ses fonctions dès le mois de février 1858. Sa tâche principale consiste à reprendre les travaux de ses prédécesseurs sur l'inventaire sommaire des séries A et B. Il procède également à des tournées d'inspection : les archives communales dans l'arrondissement d'Albi, soit 26 communes, les archives des divers établissements hospitaliers. Malgré une activité soutenue, il remet sa démission au préfet le 20 juillet 1859 pour des motifs personnels.

C’est le premier des « grands » archivistes du département, qui lui doit un travail scientifique important et une activité archivistique sans pareille, classant sans relâche les archives anciennes.
Originaire de Chaumont-sur-Marne, où il fut archiviste à la mairie durant presque sept ans, il est nommé archiviste du Tarn le 22 août 1859. N'étant pas archiviste paléographe, mais archiviste de vocation, il doit se conformer à la règle de l'examen d'aptitude qu'il réussit avec succès le 16 février 1863.
A sa prise de fonction, il fait preuve d'un grand zèle et d'esprit d'initiative. Il rédige un récolement où il prend en compte les lacunes et l'état de désordre des séries. Sa priorité est donnée à l'accroissement des collections, intégrant notamment les archives judiciaires d’Ancien Régime. Il procède à une inspection méthodique des principales archives communales dès 1859 et entreprend leur classement. Il agit avec la même volonté et la même politique de dépôt pour les archives hospitalières, tout en sollicitant des dons. Passionné par l'histoire sociale du Moyen âge, il prend parfaitement conscience de son rôle en matière de sauvegarde des chartriers privés et des minutiers de notaires.
Après cinq années d'activité, il a plus que doublé le volume des archives historiques : il a fait entrer toute la série B, des accroissements importants dans la série E féodalité, familles, notaires… De plus, il a créé une bibliothèque historique.
En 1877, il publie une statistique des accroissements des archives anciennes depuis 1848, soit 6229 articles : 1633 registres, 1000 liasses, 2806 pièces de parchemins. Des choix décisifs sont également faits sur les travaux de classement et la publication d'inventaires : l'inventaire sommaire rédigé par son prédécesseur Soehnée pour la série A et une amorce pour la série C. Jolibois reprend le travail pour préparer la publication du 1er tome qui comprend les séries A, B et 424 articles de C, distribué en 1873. Le 2ème tome paraît en 1878 ; cette même année, il entreprend le plan d'un 3ème volume, celui des archives des communes. Il lui faudra dix ans pour parvenir à ses fins.
Lorsqu'il fait valoir ses droits à la retraite le 1er janvier 1890, il laisse son dépôt entièrement classé et inventorié pour les séries A à E. C'est sous sa direction que l'aide-archiviste Charles Thomas dresse en 1881 la première version d'un répertoire des archives modernes, où sont mentionnées sommairement, série par série, les principales catégories de papiers versés par les différents services.
Il convient, enfin, de ne pas oublier ses travaux scientifiques. Il est en effet le "père fondateur" de la Revue du Tarn (novembre 1875), de la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn (1878) et du Musée d'Albi (vers 1870).

Après le passage remarqué de Jolibois, le Tarn bénéficie encore d’un archiviste qui, lui aussi, a marqué l’histoire du service.
Archiviste paléographe, né le 25 juin 1862 à Castelnau-de-Montmiral (Tarn), il prend en charge le dépôt dès janvier 1890 ; il y accomplira toute sa carrière. Il entreprend le conditionnement des archives ecclésiastiques, reprend l'analyse des archives communales de Cordes, amorcée par Jolibois, classe les archives révolutionnaires.
En 1910-1914, il rédige un répertoire numérique de la série Q (biens nationaux). Il tient à jour un catalogue provisoire des dons et acquisitions et publie dans l'Annuaire du Tarn en 1895, 1902, 1912, le détail des accroissements reçus par son service entre 1890 et 1910. La bibliothèque administrative est cataloguée (1897-1898).
Sous son impulsion, les Archives du Tarn se voient dotées d'inventaires et de répertoires, mais également d'une œuvre scientifique importante et variée, notamment une monographie communale exemplaire sur l'histoire de la ville de Cordes (1902), des publications de documents comme le cartulaire des Templiers de Vaour (1894), un volume d'extraits de registres de notaires, XIVème-XVIème siècles (1901), de nombreuses communications ou articles publiés dans plus de quinze périodiques.
Son travail scientifique ne s’est pas arrêté aux archives. Il a aussi classé et publié l’inventaire des incunables et des éditions du XVIème siècle ainsi que des manuscrits de la bibliothèque municipale d’Albi.
Succédant au colonel Teyssier, Charles Portal a assuré la présidence de la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn de 1919 à 1934, ainsi que la conservation des Antiquités et Objets d'Art (AOA), créée en 1908, jusqu'à la fin de sa carrière.
Habitant de Cordes où il possédait une résidence d'été, il a été en outre le conservateur bénévole du musée de la commune et le président de la Société des Amis du Vieux Cordes.
Ce jeune archiviste paléographe arrive de sa Bourgogne natale en 1928 et poursuit la publication de l'inventaire sommaire de la série L. Il choisit comme tâche principale la rédaction d'un répertoire numérique de la série M. Il reçoit et classe des dépôts notariaux, enrichit la bibliothèque des Archives du Tarn d'un important don de son prédécesseur.
De son bref passage dans le Tarn, Henri Forestier n'a rien laissé d'achevé. Cependant, il a collaboré à la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn, où il mentionne bon nombre d'anecdotes extraites des archives judiciaires de l'Ancien Régime.
Il finit par obtenir le poste d'archiviste de l'Yonne par arrêté ministériel du 26 avril 1932.
Il prend possession du dépôt pour une durée qui sera la plus brève de tous les archivistes : 18 mois. Il est celui qui pense à l'aménagement en épis et rayonnages métalliques de la grande salle des archives modernes, même si ce projet ne verra le jour que sous son successeur. Ses tâches principales vont se porter sur la réalisation d'un répertoire numérique des registres paroissiaux et un répertoire numérique des registres de notaires, tout en accélérant le rythme des inspections communales, à la suite de la loi de 1924. Il constate, en effet, en lisant les notes de Charles Portal, que depuis la rédaction par Jolibois de l'inventaire des archives communales, plus de 200 articles ont été portés disparus.
Natif de Pau et arrivant des Archives du Lot, il prend possession des Archives du Tarn le 15 février 1934. Il rédige un répertoire numérique des versements de l'Enregistrement (pour compléter celui publié par Portal en 1919) publié en 1938. Il rédige également un répertoire numérique pour la série L. Il reçoit de nombreux dépôts notariaux. La bibliothèque des Archives s'accroît de nombreux dons, notamment celui du chanoine de Lacger en 1935.
Il assure également le secrétariat de la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn et collabore à ses travaux par de nombreuses communications.
Il reste sept ans aux Archives du Tarn, interrompus lorsqu'il obtient une bourse de l'Ecole des Chartes pour un voyage en Italie. Il est remplacé en mai et juin 1935 par Henri Blaquière, jeune chartiste tarnais qui, avec l'accord du préfet et de Bayaud, assure l'intérim. Lorsque la guerre éclate, Bayaud est mobilisé et retenu sous les drapeaux jusqu'à l'été 1940. Le dépôt est alors administré par Charles Rey, sous-archiviste honoraire rappelé au service.
Pierre Bayaud cherchera toujours à retourner dans son pays natal et pose le 2 novembre 1940 sa candidature au poste des Basses-Pyrénées. Il y est nommé le 27 février 1941 où il terminera sa carrière, tout en restant en relations étroites avec son successeur.
Originaire du Loiret, ce brillant élève de l'Ecole des Chartes, sorti premier de sa promotion, remplace Pierre Bayaud en mai 1941. Il publie le répertoire de la série L dressé par son prédécesseur et fait commencer l'impression de celui des archives notariales rédigé par les archivistes successifs.
Trouvant le local comble à son arrivée, il demande la construction d'un nouveau dépôt. Le préfet y est favorable. L'avant-projet est dressé par l'architecte départemental Léon Daures. C'est cependant sous son successeur, Maurice Greslé-Bouignol, que le bâtiment des Archives sortira de terre.
Pierre Breillat inspecte 126 communes en un peu plus de quatre ans. Il encourage la recherche scientifique, met à jour et enrichit la bibliothèque des Archives, en particulier le fonds local.
Il collabore très activement à la Revue du Tarn, à la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn, dont il est le secrétaire. Il donne également des conférences. Il fait rétablir à son profit le poste de conservateur des Antiquités et Objets d'Art du Tarn (AOA). Mais Pierre Breillat quitte le Tarn le 26 octobre 1945, après avoir été nommé à la bibliothèque municipale de Versailles.

Maurice Greslé-Bouignol, originaire de Bourgogne, archiviste paléographe, est nommé archiviste en chef du Tarn le 1er septembre 1946 et prend ses fonctions le 1er octobre suivant.
C'est grâce à lui que le bâtiment des Archives, rue du général Giraud, construit à une époque où le service n'avait que 2500 mètres linéaires d'archives, voit le jour. Durant presque 40 ans, Maurice Greslé-Bouignol en assure l'aménagement définitif des locaux, la gestion des collections, les travaux de tri et de classement, les publications d'inventaires, les inspections communales, ainsi que la publication d'un guide des archives doté d'une bibliographie très étoffée démontrant sa connaissance des fonds d'archives et sa pratique de l'archivistique. Il participe à de nombreuses activités scientifiques et culturelles, y compris sur le plan international.
Comme ses prédécesseurs, Maurice Greslé-Bouignol a poursuivi les travaux d’inventaire des archives. Ainsi, les inventaires des série M et V ont été publiés sous sa direction et les travaux de classement des sous-séries 2 O et 3 P, des archives notariales et de l'hôpital d'Albi ont été entrepris. Mais sa grande œuvre au sein des Archives départementales du Tarn restera la publication du Guide des Archives du Tarn en 1978.
Il est également conservateur des Antiquités et Objets d'Art (AOA). à ce titre, il fait les propositions de classement, de restauration et d'inventaire, et est amené à donner un avis scientifique, notamment pour les problèmes archéologiques.
Maurice Greslé-Bouignol a eu – et a encore – une intense activité scientifique.
En tant que directeur des Archives départementales du Tarn, il est membre de droit, ou comme expert scientifique, de diverses commissions. Il adhère à de nombreuses sociétés savantes ou culturelles, telle que la Société des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn dont il est le secrétaire.
Il collabore à la Revue du Tarn, écrit la chronique bibliographique des périodiques du Tarn pour la Revue d'Histoire de l'église de France. Il est membre du bureau de la Fédération des Sociétés Savantes de Languedoc-Pyrénées-Gascogne, secrétaire de la Fédération des Sociétés Intellectuelles du Tarn (FSIT). Il est membre correspondant des études du Lot, de la Société archéologique du Midi, appartient au Comité d'histoire économique de la Révolution française, au Comité des travaux historiques et scientifiques.
Maurice Greslé-Bouignol, archiviste et érudit local, a su faire de son service un centre de recherches et de renseignements très apprécié des lecteurs, du simple généalogiste amateur à l'historien, sans oublier les services administratifs.
Après une longue carrière, Maurice Greslé-Bouignol fait valoir ses droits à la retraite le 1er mars 1985 et passe la main à son successeur, Jean Le Pottier qui prend ses fonctions le 1er juin de la même année.
L’effectif des Archives départementales du Tarn a oscillé pendant plus de cent ans de deux à quatre personnes. Outre l’archiviste, le service a aussi pu bénéficier de la présence de sous-archivistes.
En 1840, Dalens assiste François Boussac. Il doit l'aider à classer la masse de la correspondance moderne mais il ne reste que quelques mois.
Antoine-Auguste Bellet (payé sur le traitement de Boussac) est chargé de la bibliothèque. Léon Bing et Wilhelm Soenhée réclament un aide-archiviste : Pierre-Alphonse Baux fait partie du personnel de la Préfecture. Il est chargé de l'accueil du public.
Charles Thomas est l'assistant de Claude-Emile Jolibois. Il établit le répertoire sur fiches de la sous-série 3 S (cours d'eau et usines). Ils accordent tous deux leurs soins aux archives de la Révolution.
Justin Jalaguier entre à la Préfecture comme chef de bureau le 1er avril 1896. Le premier octobre suivant, il est nommé aide-archiviste. à peine sa formation terminée, il quitte les Archives.
Charles Rey est nommé sous-archiviste par arrêté du 13 mars 1933. Il est considéré comme étant "le spécialiste incomparable des archives modernes". Il obtient du préfet le titre de sous-archiviste honoraire lors de sa retraite le 31 décembre 1937. Avant de quitter définitivement son poste, il prend le temps d'initier son successeur.
Jean Armingaud entre aux Archives le 1er avril 1937 pour 39 ans de bons et loyaux services. Sa carrière aux Archives est interrompue de septembre 1939 au mois d’août 1940 pour cause de mobilisation. Il assure l'intérim du service jusqu'à la prise de fonctions de Maurice Greslé-Bouignol le 1er octobre 1946. Lors du déménagement des archives en 1950, il a constamment surveillé l'ordre de départ des séries de façon à les regrouper à l'issue de l'opération de transfert. Il fut seul à cette tâche pendant plus d'un mois.
Annie Delran, née Duluc, est nommée sous-archiviste stagiaire le 1er août 1978. Ses tâches consistent à répondre aux demandes de renseignements scientifiques, faire des recherches pour le recensement des édifices cultuels. Elle assure plusieurs tâches administratives et s’occupe de l’action culturelle. Elle a la responsabilité du service en l'absence du directeur. En l'occurrence, elle assure l'intérim sous le contrôle de Pierre Gérard, directeur des Archives départementales de la Haute-Garonne, lors du départ à la retraite de Maurice Greslé-Bouignol, le 28 février 1985 jusqu'à la prise de fonction de Jean Le Pottier le 1er juin 1985.
Le reste du personnel se compose d'employés auxiliaires de Préfecture, d’anciens militaires ou de jeunes gens entrés par concours.
Léopold Roques entre à la Préfecture comme employé en février 1882.
Germain Vigné prend sa retraite le 18 juillet 1930. Henri Forestier réclame à plusieurs reprises un successeur. Il obtient finalement le 15 février 1932, la nomination d'Henri Viala, ancien maréchal des logis, chef de gendarmerie devenu à sa retraite gardien d'usine puis entré à la Préfecture comme auxiliaire. Il est décrit comme un excellent employé, "ponctuel". Il prend sa retraite le 20 octobre 1940.
Pierre Valax, auxiliaire, lui succède. Il travaille au service des Réfugiés, puis à celui des allocations militaires, qui se trouve alors dans la salle de lecture des Archives. Puis il est affecté au service des Archives. Appelé aux chantiers de jeunesse en 1942, et envoyé ensuite au STO, il retrouve sa place d'auxiliaire au service des Etrangers en 1945. Sur le conseil de Pierre Breillat, il passe avec succès le concours de sous-archiviste, institué depuis peu. Le 1er janvier 1946, il entre comme sous-archiviste stagiaire aux Archives de l'Aveyron. Ne trouvant pas de place dans le Tarn, il tire un trait sur sa carrière administrative.
Le service des Archives engage à nouveau Henri Viala, qui reste jusqu'à ce que la maladie l'oblige à quitter définitivement le service en septembre 1943.
Fernand Rivière, ancien sous-officier, est affecté aux Archives. Il est rejoint le 1er juillet 1944 par Louis Marcerou. Au mois d'août de la même année, les deux auxiliaires rejoignent les FFI pour participer à la libération d'Albi. Ils restent ensuite dans l'armée. En deux mois, l'archiviste obtient leur remplacement.
Bérenger Thuriès, gendarme à la retraite, est nommé le 6 septembre 1944.
Rolande Bacquier, qui après un CAP de sténo-dactylo, a passé le concours d'auxiliaire en mars 1944, arrive le 1er octobre.
Raymonde Cassan est entrée aux Archives départementales du Tarn à l'occasion du déménagement des archives en 1951. Cette employée a consacré 28 ans de sa vie aux Archives. Dactylographe, experte au classement de la bibliothèque et à la tenue de toutes sortes de registres réglementaires, accueillant parfaitement les lecteurs, elle s'est attachée à sa tâche au point de jouer un rôle administratif non négligeable dans une institution qui a son siège aux Archives : la Fédération des Sociétés Intellectuelles du Tarn, dont elle assure la trésorerie à partir de 1970. Elle fait valoir ses droits à la retraite en 1980.
A partir des années 60, le personnel des Archives devient plus nombreux sans forcément demeurer longtemps dans le service. On pourra toutefois citer Nicole Boyer et Paul Lafon.
Les auxiliaires, en plus de leur spécialité, dactylographie par exemple, se partagent les tâches annexes : service, expéditions, ménage. Devant l'augmentation de ses propres travaux, l'aide-archiviste se décharge sur Pierre Valax ou Bérenger Thuriès.
La rédaction des tables des diverses publications ainsi que celle des inventaires relève des tâches des auxiliaires.
En 1984, le personnel des Archives comprend 10 personnes dont 4 de l'état : le directeur, une documentaliste de cadre A, un commis et une sténodactylographe.
Le personnel départemental est sous-qualifié : deux agents techniques de bureau, deux auxiliaires, deux vacataires. Le Conseil général crée un poste de documentaliste, cadre B, qui a pour but de soulager le service.
C’est la décentralisation qui permettra aux Archives départementales d’être dotées d’un personnel plus nombreux et progressivement plus qualifié.