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Le registre paroissial de Saint Affric d'Albi : approche du document et de son contexte

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Les registres paroissiaux

Le premier état des paroisses et des feux en France date de 1328, sous Philippe de Valois. Le plus ancien texte connu prescrivant aux curés d'inscrire sur les registres les noms des parrain et marraine des enfants baptisés est une ordonnance de 1406 d'Henri le Barbu, évêque de Nantes. Cette initiative trouve écho dans les ordonnances épiscopales et les décisions de statuts synodaux du début du XVIe siècle.

La mise en place de cet état civil ancien a rencontré souvent l'indifférence des ecclésiastiques. L'enregistrement se généralise, s'améliore à partir de la Réforme, car il devient indispensable à l'Eglise de contrôler l'appartenance religieuse des familles. La généralisation des registres paroissiaux est surtout due aux interventions du pouvoir civil.

La valeur légale des actes de baptême retenus par les curés est définie par l'ordonnance de Villers-Cotterets (cette même ordonnance substitue le français au latin dans tous les actes de procédure) en 1539, étendue par celle de Blois, en 1579, aux actes de mariage et de sépulture. La tenue en double exemplaire des registres, l'un destiné au greffe du juge royal, l'autre restant à la paroisse, fut réglementée par l'ordonnance de Saint-Germain-en-Laye d'avril 1667 (appelée code Louis). Le dépôt dans les greffes ne devient plus ou moins régulier qu'après la déclaration royale de 1736.

La tenue des registres paroissiaux et leur contrôle sont voulus par les pouvoirs de l'Eglise et de l'Etat, chacun ayant des finalités différentes. Le pouvoir religieux recense les âmes mais cherche à éviter les mariages entre parents. L'autorité civile tire divers avantages des registres : sur le plan juridique, prouver la majorité ou la minorité des personnes ; sur le plan fiscal, suivre les mutations des biens ; sur un plan militaire, dénombrer les recrues éventuelles.

Les informations données par les registres paroissiaux sont plus ou moins fournies selon la paroisse, et dépendent de la compétence ou de la rigueur du curé. En principe, les enregistrements sont, avec le temps, de plus en plus complets. Les actes de bénédiction nuptiale sont sans doute les plus intéressants. Documents privilégiés des généalogistes, les registres paroissiaux permettent des recherches sur la population (statistiques, mouvements, âge, étude des noms et des prénoms, professions, alphabétisation...), même si ne sont inscrites que les personnes de religion catholique.

Les registres paroissiaux de Saint-Affric d'Albi, dont sont extraits les documents du dossier, remontent à 1657. Saint-Affric est une des 9 paroisses de la ville, hormis celle du Castelviel qui, à cette époque, forme une communauté distincte.

Les actes proposés datent de 1711 (réf. Arch. dép. du Tarn : 2 E 4 / 15). La guerre de succession d'Espagne, commencée en 1702, n'est pas achevée, et les finances royales sont mises à mal. L'effort de guerre demandé aux villes est d'autant plus difficile qu'une vague de froid extrême a touché le royaume en 1709 et 1710, provoquant famine et surmortalité.

 

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