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Le recensement de la population de Saint-Lieux-lès-Lavaur : approche du document et de son contexte

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Du dénombrement au recensement

Le pouvoir politique se décentralise au début du XIXe siècle avec la mise en place des préfets, représentants de l'Etat au niveau départemental. L'administration préfectorale est rapidement efficace et son action, dans un premier temps orientée surtout sur la sécurité intérieure, s'élargit à tous les domaines. A la demande du pouvoir central, le préfet observe son département et lance des enquêtes, parmi lesquelles les dénombrements de population.

Malgré une volonté gouvernementale, les premiers dénombrements ne sont fondés que sur de simples états numériques effectués sans règles uniformes. Ce n'est qu'en 1836 que les listes nominatives se généralisent. L'envoi d'un tableau imprimé aux municipalités devait d'ailleurs faciliter les opérations de ce premier recensement quinquennal.

Ce document imprimé, comme le montre celui de Saint-Lieux-lès-Lavaur (réf. Arch. dép. du Tarn : 289 EDt 1F1), ne pose pas de difficulté a priori : la première page propose une opération simulée, les informations demandées sont d'une grande simplicité. Laxisme ou incompétence des maires, l'administration centrale fait le constat de l'approximation des données transmises. Ces listes nominatives sont établies en deux exemplaires, l'un restant en commune, l'autre envoyé à la préfecture. Très vite, la loi autorise les agents des contributions à vérifier, dans l'intérêt du Trésor, les recensements opérés par les officiers municipaux et, le cas échéant, à en provoquer un nouveau.

 

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