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Coutume du pont du Tarn, 1245 : analyse et intérêt du document

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La forme

Description : le premier tome du cartulaire d’Albi se présente sous la forme d’un registre in-quarto de 74 folios. Le support d’écriture est du parchemin ; l’écriture, en lettres gothiques, est uniforme. Le titre de chaque paragraphe qui indique les produits taxés est écrit à l’encre rouge. Enfin, on remarque le travail fait sur les premières lettres de chaque paragraphe.

Le cartulaire d’Albi compte sept tomes (cotés 4 EDT AA 1 à 7 aux AD81). Mis à part la coutume du pont du Tarn, on y trouve des accords financiers, d’autres sur l’exercice de la justice dans la ville, des extraits des Evangiles et des notes diverses sur les événements qui ont marqué la communauté (épidémies et intempéries, faits de guerre, entrée du cardinal de Richelieu dans Albi, etc.)

Commentaire

Cette coutume du pont du Tarn indique les taxes à percevoir pour le passage de chaque espèce de marchandise et sur les objets de consommation.
Ainsi, on trouve des ustensiles comme ceux indiqués dans le document, mais aussi des coffres et paniers, de la poix , des cornes de moutons, de chèvres ou de boucs, des graines, des verres, divers poissons, du fromage, etc.

Le péage ne porte que sur les charges de bêtes ou le faix  d’homme : le pont est à l’époque inaccessible aux charrettes car trop étroit. Il faut attendre au mieux le XVIème siècle mais de façon plus attestée l’année 1653 pour que le pont soit élargi. Dès lors, la circulation et donc le commerce deviennent plus aisés.

On l’a vu, seule les marchandises étaient taxées ; les simples voyageurs pouvaient traverser le pont librement.
Cependant, on trouve une nuance dans l’avant-dernier paragraphe de la coutume : « Tout juif ou juive, petit ou grand, qui passe par le pont, à pied ou à cheval, mort ou vivant, doit au pontanier  douze deniers. »
Les juifs faisaient alors l’objet d’une détestation générale ; ils étaient considérés par la société catholique de l’époque comme les persécuteurs du Christ.

 

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