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Coutume du pont du Tarn, 1245 : approche du document et de son contexte

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La coutume du pont du Tarn date de 1245 et est extraite du cartulaire de la ville d’Albi.

Un cartulaire est un recueil de titres de propriété ou de privilèges compilés par (ou pour) une personne (par exemple un seigneur), une entité religieuse (un monastère, un évêché) ou encore une collectivité (par exemple ici la communauté d’Albi).

Le pont du Tarn, devenu de nos jours le Pont Vieux, est construit entre 1035 et 1042 selon la narration d’un chanoine d’Albi (voir Gallia christiana, tome I, Instrumenta, page 4, AD81). A cette époque, la France connaît une « fièvre des ponts » due au développement de la circulation, conséquence des croissances productives, démographiques et commerciales. Le pont a un caractère sacré : il s’agit d’un miracle de technique et de travail (la lutte de l’homme contre les eaux).
Mais il permet surtout à Albi de devenir un carrefour commercial sur les routes reliant Nîmes-Béziers à Cahors d’une part, et Toulouse à Rodez d’autre part. En effet, en plus du pont d’Albi, seul un bac à Saint-Sulpice permettait de traverser le Tarn ; il n’y a pas d’autres ponts sur le Tarn avant celui de Gaillac construit au  XIIIème siècle.
Par ailleurs, c’est dans l’Albigeois que se recoupent les principales zones monétaires du midi médiéval (monnaie toulza à Toulouse, denier rouergat à Rodez, deniers de Melgueil à Montpellier les plus répandus). La monnaie d’Albi ou raimondine (de Raimond-Pons, comte de Toulouse et d’Albigeois) est attestée en 1018, et elle se retrouve du Quercy à la Provence.

Le pont du Tarn permet enfin à la ville de s’enrichir directement car il est soumis à une taxe, un péage.
Si, dans les premiers temps, le passage est franc (gratuit), il est attesté en 1193 que les vicomtes puis les seigneurs évêques d’Albi y lèvent des droits. Cette prérogative est offerte aux consuls d’Albi en 1269 : l’argent prélevé sert désormais aux réparations du pont ou aux travaux communaux.

 

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