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Arpentement et vérification des fiefs de l'hôpital général d'Albi, 1752 : approche du document et de son contexte

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Très tôt au Moyen Age, Albi dispose d’hôpitaux dans lesquels sont hébergés des pauvres, des malades, des pèlerins et des voyageurs sans ressources. On trouvait l’hôpital Saint-Martial au faubourg du Bout-du-Pont, sur la rive droite du Tarn, l’hôpital Saint-Jacques dans le quartier de Ronel (à proximité de l’actuelle préfecture), et l’hôpital du Vigan. Il existait également deux maladreries (« meselayria »), l’une à Saint-Martin, l’autre au Castelviel, situées donc à quelques centaines de mètres de l’agglomération car elles accueillaient les lépreux (les « mesels »). Enfin Albi possédait une maison des aveugles (« osdal dels orbs ») près du quartier des Cordeliers.

En 1689, et suivant un édit de 1662, la ville dispose d’un hôpital général qui va accueillir notamment les malheureuses victimes des crises démographiques de 1693-1694 et 1709-1713 (périodes incluses « le petit âge glaciaire »). D’abord situé dans les locaux de l’ancien hôpital Saint-Jacques, il est inauguré face à la porte de Verdusse en 1701 et n’a pas changé de place depuis. Cet établissement peut recevoir plus d’une centaine de personnes (en mai 1710, on atteint un maximum de 297 personnes). Il faut noter que la présence d’un hôpital de cette taille n’empêche pas les problèmes de gestion qui incombent à la municipalité lorsque, en février 1713, 1500 mendiants environ affluent vers Albi.

Tous ces hôpitaux, dirigés par des clercs, se sont enrichis au fil du temps et sont devenus de puissants propriétaires fonciers au XVIIIème siècle. Ainsi, lorsque la ville doit faire face à d’énormes dépenses au moment de la crise de 1709-1713, le budget municipal de 1712 nous indique que le principal créancier de la communauté est l’hôpital général (plus de la moitié des créances).

C’est dans le but d’administrer ses propriétés foncières que l’hôpital général d’Albi fait dresser des registres où sont répertoriés ses fiefs. Ces registres s’apparentent aux livres terriers seigneuriaux.
Ainsi, en 1751-1752, est établi un « arpantement et vérification des fiefs que l’hospital général d’Alby a situés » dans divers consulats et notamment celui d’Albi.

 

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