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Portait de la muraille au-dessus du moulin, 1573 : analyse et intérêt du document

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La forme

Signature, orientation, échelle : l’auteur de ce « portrait » est Benezech (ou Benoît) Royer. Celui-ci, établi en 1555 à Albi, dans la rue de Peyrolesque, travaille pour les consuls de la ville de 1556 à 1579. Il peint notamment les armoiries de la ville çà et là, et inscrit les noms des consuls avec des lettrines sur leurs registres.
Le document n’est pas orienté et n’a pas d’échelle bien que des mesures y soient indiquées.
Description : portrait ou vue des murailles de la ville situées au-dessus du moulin du chapitre.
Technique graphique, support : dessin à l’encre et peint sur papier.
Dates extrêmes : 1573.

Commentaire

Ce dessin a été établi en 1573 au moment où la ville lance de grandes vérifications de ses murailles, en vue d’éventuelles réparations. En effet, l’Albigeois subit comme tous le pays les Guerres de Religion à partir de 1563. Après « la Saint-Barthélemy albigeoise » du 6 octobre 1572 (une douzaine de protestants sont poignardés puis jetés dans le Tarn), Albi est confrontée à trois tentatives protestantes pour prendre la ville (6 mars et 14 mai 1576, 2 janvier 1579), qui s’avèrent infructueuses.

On remarque les mesures portées sur le dessin indiquant la longueur des contreforts et des parties intermédiaires. L’unité de longueur dans le Languedoc d’Ancien Régime est la canne. Mais, dans le territoire actuel du Tarn, on mesurait avec 11 cannes différentes : ainsi, la canne d’Albi correspond à 1,786 mètres, alors que la canne de Castres correspond à 1,800 mètres.
De manière générale, une canne équivaut à 8 pans (ou empans), le pan à 8 pouces et le pouce à 8 lignes.
Si on prend en compte la canne d’Albi, nous avons donc 10 canes entre le contrefort de gauche et l’avant-dernier à droite, soit 17,86 mètres.

Si on se promène sur les berges du Tarn, on s’aperçoit que ce « portrait » des remparts ressemble fortement à l’un des seuls éléments des fortifications encore sur pied de nos jours : la muraille située sous les jardins du palais de la Berbie.

 

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