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S'engager : les débuts et les pionniers

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Sélection complémentaire de documents d'archives
Sélection d'ouvrages de bibliothèque, à consulter sur place

 

Travailler sur les archives de la Seconde Guerre mondiale aux Archives départementales du Tarn

Inventaire des archives relatives à l'accueil des réfugiés - Camps d'internement (348 W, 493 W, 495 W)

 

Inventaire des archives du Cabinet du préfet (506 W)

 

Autres ressources proposées par les Archives départementales :

Ateliers :

- "La Seconde Guerre mondiale dans le Tarn"

- "Carmaux et la Résistance"

(Attention, pour les ateliers, pas de réservation possible avant le mois de mars)

Exposition itinérante "Terre d'asile, terre d'exil"

 

Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle prononce à Londres un discours radiophonique où il exhorte ses compatriotes à poursuivre le combat contre l’Allemagne nazie, inscrivant ce dernier dans un contexte de guerre mondialisée. Alors que le célèbre Appel diffusé sur les ondes de la BBC ne semble pas avoir été entendu dans le département, les Tarnais savent cependant que le Général de Gaulle a décidé de poursuivre le combat. Dans son édition du 20 juin, la «  Dépêche de Toulouse » publie un communiqué du Ministère de l’Intérieur affirmant que les déclarations du Général de Gaulle « doivent être considérées comme non avenues. »
Si elle reprend les mêmes arguments et répète certaines formules de cette déclaration, l’affiche « A tous les Français » en est cependant une version différente. Suivant l’Appel, elle est d’abord tirée à 1 000 exemplaires dans la seconde quinzaine de juillet, puis placardée sur les murs de Londres et des grandes villes britanniques les 3 et 4 août. L’affiche est ensuite publiée (à côté du texte de l’Appel proprement dit) en première page du premier et unique numéro du Bulletin officiel des Forces françaises libres qui paraît le 15 août 1940.
Édité à environ 10 000 exemplaires, le document étudié ici est surtout diffusé parmi les Français de Londres. Il joue cependant un rôle symbolique et politique très fort dans le contexte d’émergence, de structuration et d’organisation de la Résistance, en Angleterre comme en France.
Cette affiche est éditée suite à la reconnaissance du général de Gaulle comme chef des Français libres par le gouvernement britannique le 28 juin (le texte de cette reconnaissance figure d’ailleurs dans le Bulletin officiel des Forces françaises libres du 15 août 1940). Ainsi, l’affiche fait-elle partie des actes (au sens symbolique, politique et presque juridique) de naissance de la France libre et constitue-t-elle l’une des premières signatures du général de Gaulle comme son inspirateur et son chef légitime.

Lire la suite de l'analyse d'Alexandre Sumpf sur le site Histoire par l'image .

 

 

 

Le 22 juin l’armistice est signé avec l’Allemagne et le 1er juillet le gouvernement de Pétain s’installe à Vichy. Réunis à Vichy le 9 juillet,  les parlementaires adoptent, sous la pression de Pierre Laval, numéro 2 du gouvernement Pétain, une révision de la Constitution de la IIIe République (624 voix contre 4). Cette décision ouvre la voie au vote du 10 juillet 1940 qui accorde les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Seuls 80 députés ont voté contre, Augustin Malroux est un de ceux-là, il adresse alors à sa femme et ses enfants son testament politique :

« Ma chère femme, mes chers enfants,
Ceci est mon testament politique. Je veux que plus tard vous sachiez qu’en des heures tragiques votre « Papa » n’a pas eu peur de ses responsabilités et n’a pas voulu – quelles que soient ses craintes – être parjure à tout ce qu’il a appris, puis enseigné dans sa vie.
J’ai été élevé dans l’amour de la République. Aujourd’hui on prétend la crucifier.
Je ne m’associe pas à ce geste assassin. Je reste un « protestataire ». J’espère le rester toute ma vie pour être digne de ceux qui m’ont précédé, et ne pas vous faire rougir.
Je vous embrasse très affectueusement.
Papa. »

 

Une copie du testament politique figure dans le fonds Annie Malroux, fille d'Augustin Malroux, sous la cote AD81, 159 J 17.

Augustin Malroux est révoqué de la mairie de Blaye-les-Mines en 1941. Engagé dans le mouvement de résistance Libération-Nord, il assure des liaisons entre la zone non-occupée et la zone occupée. Le 2 mars 1943, après dénonciation, il est arrêté avec d’autres instituteurs militants à Paris. Augustin Malroux est incarcéré à Fresnes puis déporté en Allemagne le 15 septembre 1943. Il meurt le 10 avril 1944  dans le camp de concentration nazi de Bergen-Belsen.

 

 

Mise à jour le 17 novembre 2017

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