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CNRD 2018-2019 : "Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945. Espaces et histoire »

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Le service éducatif propose des ateliers sur ces lieux d'internement. Les documents d'archives exploités, en particulier les dossiers d'internés, permettent d'aborder les causes d'internement et les conditions de vie dans ces camps et prison.

Si vous souhaitez programmer un atelier aux Archives départementales, contactez le service éducatif au 05.63.36.21.00 ou par mail archives.service-educatif(at)tarn.fr

 

 

Pages archivées :

- CNRD 2017-2018

- CNRD 2016-2017

- CNRD 2015-2016

 

 

 

 

 

 

 

Le camp de Brens

 

 

 

 

Le camp de Brens accueille des réfugiés jusqu’en août 1940 (près de 1 000 réfugiés belges) et devient un centre d’hébergement pour les Juifs étrangers au cours de l’été 1940. En février 1941, les étrangers sont transférés dans d’autres camps (Noé en Haute-Garonne ou Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales), avant d’être déportés pour certains vers Auschwitz.

 

 

 

À la fin de l’année 41, un camp de concentration pour femmes est mis en place. Les premières internées arrivent du camp de Rieucros en février 1942 avec 26 enfants.

 

 

 

 

La population est hétérogène : des internées politiques, militantes communistes, syndicalistes, des résistantes, des mères ou épouses de résistants, réfugiées suspectes, révoltées du camp d’Argelès, prostituées, droits communs… Quinze nationalités se côtoient. 

 

Au cours de l’été 1942, certaines internées sont envoyées dans d’autres camps pour rejoindre Auschwitz. Il n’y a plus de juives au camp après le dernier départ du 25 mars 44.

 

 

 

La vie dans le camp a été marquée par des mouvements de résistance : manifestations qui éclatent lors de chaque transfert de Juifs, bataille avec les gendarmes, chant « La Marseillaise », cris de colère contre Pétain. Après chaque manifestation, des sanctions tombent : arrêt du courrier, visites, isolement des coupables.

 

En décembre 1944, après le départ des dernières internées, Brens reprend sa fonction carcérale en hébergeant 273 collaborateurs tarnais. 1150 personnes sont passées par Brens. Fin 1945, le camp se vide peu à peu et devient à partir du 30 juin 1946 un camp de vacances au profit de l’Union départementale des syndicats de la Haute-Garonne.

 

Sur le camp de Brens, voir aussi CNRD 2015-2016

 

Mise à jour le 15 novembre 2018

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