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1940. Entrer en Résistance. Refuser

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Travailler sur les archives de la Seconde Guerre mondiale aux Archives départementales du Tarn

Inventaire des archives relatives à l'accueil des réfugiés - Camps d'internement (348 W, 493 W, 495 W)

 

Inventaire des archives du Cabinet du préfet (506 W)

 

Autres ressources proposées par les Archives départementales :

Exposition itinérante "Terre d'asile, terre d'exil"

 

 

Pages archivées :

- CNRD 2018-2019

- CNRD 2017-2018

- CNRD 2016-2017

- CNRD 2015-2016

 

 

 

 

 

 

Les premiers à adopter une position de refus, sont ceux qui étaient engagés sur un plan idéologique : militants communistes, élus de la IIIe  République, francs-maçons et libres penseurs. L’État français prend très tôt des mesures répressives à leur égard.
Avant même l’instauration de l’État français, le 11 juillet 1940, le gouvernement Daladier avait pris des mesures à l’encontre des communistes considérés comme des traîtres suite au pacte germano-soviétique signé le 23 août 1939.
Dès août-septembre 1939, la presse communiste est interdite et le parti est dissous le 26 septembre. Immédiatement, le groupe communiste se reconstitue sous le nom de Groupe ouvrier et paysan français et adresse une lettre le 1er octobre à Édouard Herriot, président de la chambre des députés, appelant « à délibérer en séance publique sur le problème de la paix ». Cette lettre largement diffusée par les communistes est considérée par le gouvernement et plus largement par l’opinion publique comme un acte d’intelligence avec l’ennemi. Maurice Thorez déserte, plusieurs parlementaires sont arrêtés… Les positions se durcissent. Les rescapés du parti communiste entrent dans la clandestinité, ils appellent au sabotage des armes, dénoncent la guerre contre Hitler qui n’est plus, selon eux, qu’une guerre impérialiste faite au seule profit de l’Angleterre.
Ce tract sur lequel, d’une écriture manuscrite, il est inscrit au dos «  Français lis ça et fais le lire. Pour toi » est anonyme mais au regard de son contenu, de la date à laquelle il a été distribué, il est permis de penser qu’il est l’acte d’un militant communiste.

 

 

 

Le 10 juin 1940, face à l’offensive allemande, le gouvernement part à Bordeaux. Le débat sur un éventuel armistice divise la France. Deux visions de l’avenir s’affrontent. Le général De Gaulle, de retour d’une mission à Londres, refuse la défaite et il appelle à résister aux Allemands.

 

 

 

Sur décision du gouvernement, 27 parlementaires se trouvent embarqués depuis le 20 juin à bord du Massilia pour aller continuer la lutte en Afrique du Nord. Or, le 22 juin 1940, l’armistice est signé. Les 27 parlementaires du Massilia demandent à revenir pour prendre part aux décisions politiques.

 

 

 

 

 

 

Mais le gouvernement, sous la pression de Pierre Laval, empêche leur retour.  Décriés dans la presse, les passagers du Massilia deviennent aux yeux de l’opinion publique des « fuyards », des « déserteurs ».

Alors que les partis politiques sont divisés et qu’une partie de ses adversaires est neutralisé, le Maréchal Pétain va mettre fin à la IIIe République.

Le 10 juillet 1940, députés et sénateurs accordent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Peu nombreux sont ceux qui s’opposent à ce vote : 80 sur 670 parlementaires présents. Augustin Malroux, député socialiste S.F.I.O. du Tarn, fait partie de ceux-là

 

Le 11 juillet, l’État français est instauré. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire  sont entre les mains du Maréchal Pétain. La surveillance de la population et la répression à l’égard des opposants à ce nouveau régime s’accentuent.

Pourtant, au risque de se voir déclassé ou pire, interné, certains continuent à manifester leur refus.

 

 

 

 

 

 

Il devient de plus en plus difficile, voire impossible, de s’opposer ouvertement au régime dictatorial de Pétain, les résistants entrent dans la clandestinité.

 

 

 

Mise à jour le 7 novembre 2019

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