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1940. Entrer en Résistance. Résister

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Travailler sur les archives de la Seconde Guerre mondiale aux Archives départementales du Tarn

Inventaire des archives relatives à l'accueil des réfugiés - Camps d'internement (348 W, 493 W, 495 W)

 

Inventaire des archives du Cabinet du préfet (506 W)

 

Autres ressources proposées par les Archives départementales :

Exposition itinérante "Terre d'asile, terre d'exil"

 

 

Pages archivées :

- CNRD 2018-2019

- CNRD 2017-2018

- CNRD 2016-2017

- CNRD 2015-2016

 

 

 

 

 

 

Les résistants les mieux identifiés sont ceux de la France libre, régime de résistance extérieure fondé à Londres par le général de Gaulle.
De Gaulle appelle à poursuivre le combat dès le 18 juin 1940. D’abord rappelé à l’ordre par l’État français, il est destitué le 5 juillet suite à son allocution prononcée sur Radio Londres puis condamné à mort par contumace le 2 août 1940.
Bien que le général de Gaulle soit reconnu par Churchill comme « chef des Français libres » le 28  juin 1940, les débuts sont difficiles. En cette année 1940 où le Maréchal Pétain bénéficie encore d’une aura importante, ils sont peu nombreux à croire dans l’action du général.

 

Fin 1940, la force de combat de la France Libre compte 35 000 combattants mais son influence est encore très limitée sur la Résistance intérieure.

 

 

 

 

 

 

Sur le territoire français, les résistants de l’année 1940 se trouvent parmi les 80 qui ont dit non à Pétain et les 27 parlementaires du Massilia. Pour le Tarn, cela concerne Augustin Malroux et Salomon Grumbach, déjà évoqués précédemment.

Dans sa proposition d’attribuer à titre posthume la Croix de la Libération à Augustin Malroux, instituteur et député socialiste du Tarn,  le recteur de l’académie de Toulouse retrace en quelques lignes son parcours.

Quant à Salomon Grumbach, sénateur socialiste, il est arrêté en septembre 1940 et reste interné jusqu'en mai 1941. Il vit ensuite en « résidence forcée » à Mende où il parvient à prendre contact avec la Résistance.

 


La Résistance dans le Tarn s’organise fin 1941-début 1942. À l’exception de ceux qui ont pris une position publique à l’égard du Maréchal Pétain, il est difficile de relever les actes de résistance marqués du sceau de la clandestinité.

Que penser de ce vol de mitraillette ? Acte de résistance ?

Quant à cette action lancée par l’Action française vis-à-vis des journaux collaborationnistes, a-t-elle été mise en œuvre par ses militants d’extrême-droite ?

 

 

 

Parmi les nombreux internés administratifs, difficile de déterminer ceux qui était déjà actifs dans la Résistance en 1940. Comme des milliers de communistes en septembre-octobre 1940, Danton Blanquet, est arrêté en raison de son engagement politique.  
Jusqu’en janvier 1942, Danton Blanquet voit refuser ses demandes de libération car « il n’a fait aucun acte, ni souscrit aucune déclaration formelle pour renier ses opinions et modifier son attitude passée ». Sa libération en janvier 1942 après avoir « souscrit tous les engagements d’usage » marque-t-elle la fin de son engagement ? Il n’en est rien, admis au titre des Combattants volontaires de la Résistance, le dossier de Danton Blanquet instruit entre 1950 et 1953, met en lumière son engagement dans les réseaux de Résistance tarnais après 1942.

 

Certains dossiers, comme ceux de Marcel et Roger Campmas, attestent d’actions clandestines engagées dès 1940.

 

 

 

Entrer en Résistance en 1940 n’est pas chose aisée, trouver des traces écrites de cet engagement clandestin l’est encore moins, restent les témoignages a posteriori.

Voici ce qu’écrit Charles d’Aragon, responsable départemental pour le Tarn du mouvement de résistance Combat, dans son ouvrage La Résistance sans héroïsme :

 

 

 

« Dix-sept mille résistants ! C’est sûrement trop peu, sauf peut-être pour la première année. […] Peu importent les chiffres. Aujourd’hui ils n’intéressent plus guère que M. le ministre des Pensions et ses services. Quant au témoin vieillissant que je suis, lorsqu’il fait l’inventaire de ses plus lointains souvenirs de Résistance, ce qu’il trouve tout d’abord, c’est une impression de solitude. C’était certainement plus vrai en zone libre qu’ailleurs. […] Je revois ce qu’était à cette époque [1940] la France méridionale, la France de Vichy. Être opposant alors, c’était se vouer à l’isolement. C’était rompre avec le plus grand nombre. C’est au moins ce que je ressentais et ce que je n’aurais sans doute pas éprouvé si j’avais vécu contestataire au sein d’un peuple en révolte. En fait, dans cette France provinciale, le maréchal Pétain jouissait d’une popularité jamais égalée depuis.
[…] au lendemain de l’Armistice […] des Français que j’ai vu vivre […] donnaient l’impression d’avoir retrouvé une patrie perdue […] de se réconcilier tendrement avec leur passé sous l’autorité rassurante d’un chef […]. Cette civilisation patriarcale et rurale qui naissait ou renaissait dans une atmosphère de légende et dans un concert de bénédictions était plus faite qu’aucune autre pour donner une impression de culpabilité à ceux qui transgressaient les lois.
Ainsi me sont apparues les choses. »

 

 

Mise à jour le 7 novembre 2019

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