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Contexte du témoignage

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Focus

 

Jules Michelet (Paris, 1798 – Hyères, 1874) : historien français du XIXe siècle. Il est notamment l'auteur d'une monumentale Histoire de France.

La Commune : la Commune de Paris est un gouvernement révolutionnaire français qui a duré du 18 mars au 28 mai 1871. Elle apparaît entre autres en réaction à la défaite française de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et à la capitulation de Paris décidée deux mois plus tôt. Elle s'oppose au gouvernement issu de l'Assemblée nationale, à majorité monarchiste. La Commune de Paris prend fin dans une répression violente.

Plébéien : qui appartient à la foule anonyme, à la masse populaire.

Emphatique : exagéré.

Vétérance : qualité de vieux soldat.

Sanche de Gramont  (Genève, 1932) : écrivain, journaliste et historien américain d'origine française, plus connu sous le pseudonyme de Ted Morgan. Journaliste de profession, il a contribué tout au long de sa carrière à de nombreux magazines et journaux, dont le New York Times Magazine.

André Malraux (Paris, 1901 – Créteil, 1976) : écrivain, militant et homme politique français. Après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il s'engage dans la Résistance, il devient ministre des affaires culturelles à partir de 1959 à 1969. Malraux est l'une des figures intellectuelles majeures françaises du XXe siècle.

Waffen SS : littéralement « escadron de protection en armes », la Waffen SS était la branche militaire de la SS, la Schutzstaffe, principale organisation politique et répressive du régime nazi allemand.

Extrait (p. 7 et 8)

Dès le premier chapitre intitulé « L’hiver le plus long », Charles d’Aragon pose le contexte de son témoignage   :

 

"Pendant un quart de siècle, bien des jugements ont été portés sur la Résistance et sur le comportement des Français sous l'Occupation. Aujourd'hui deux opinions tendent à prévaloir. Les uns voient en rêve le peuple en armes, le peuple de Michelet, celui de la Commune. Sortis en foule de l'usine, de la ferme, de l'école et de la boutique, des héros plébéiens auraient tenu Hitler en échec. Mieux encore, on croit découvrir que ces lutteurs auraient été les champions lucides d'un combat contre l'oppresseur capitaliste. Un peuple rebelle et cabré !"

[…]

"Il entre aussi quelque optimisme emphatique dans les évaluations portées par les professionnels de la vétérance. Ils ont besoin que la Résistance ait été un mouvement de masse. Ils se heurtent parfois à des contradictions hautement autorisées. Considérons par exemple ce que relate M. Sanche de Gramont dans un livre sur les Français : « En janvier 1970, André Malraux m'a déclaré au cours d'un dîner : "Nous avons cru que nous étions les plus nombreux et puis nous avons découvert que nous étions dix-sept mille et qu'ils étaient quarante mille. Je veux dire quarante mille Français dans la Waffen SS. On vient de me communiquer les chiffres. Dix-sept mille résistants ! C'est sûrement trop peu, sauf peut-être pour la première année. Mais le seul chiffre vérifiable, c'est sans doute celui de la Waffen SS."

 

 

 

 

 

 

 

 

Questions :

1) À combien est estimé le nombre de résistants ?

2) Si vous comparez au nombre de Français engagés dans la Waffen SS, que pouvez-vous en dire ?

3) Quel regard porte Charles d'Aragon sur cette estimation ?

 

 

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