archives

L'importance des rencontres

Vous êtes ici : Activités culturelles et pédagogiques / Service éducatif / CNRD 2019-2020 / L'année 1940 vue par Charles d'Aragon

Focus

 

Retraite : lieu où l'on se retire pour s'abriter d'un danger.

Jean-Joseph Moussaron (Tournecoupe [Gers], 1877 – Paris, 1956) : archevêque d’Albi de 1940 à 1956. Il a reçu le 4 juillet 2010 à titre posthume, la médaille et le diplôme d’honneur de « Justes parmi les Nations ». Cette médaille est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, au péril de leur vie.

Extrait (p. 15)

Pour autant, il y eu des rencontres importantes, comme celle de Robert Harcourt, intellectuel français qui dénonce dans ses écrits, dès 1933, le régime nazi.

 

"En ce temps, le prochain était loin. Il était loin mais il circulait. Dans des retraites bien obscures, une sonnerie de téléphone intervenait parfois comme un événement. Des voix presque oubliées émettaient des avis à mots couverts. Des personnes dont on ne connaissait que le nom et les œuvres s'annonçaient à l'improviste.
Ce fut le cas de Robert d'Harcourt. Sa visite, en l'automne 1940, fut, je crois, la première qui m'apporta des nouvelles lointaines. Mon hôte n'appartenait pas encore à l'Académie française mais il était déjà célèbre par sa vaillance et son savoir. Mieux que personne il connaissait l'Allemagne de son temps. Les épreuves que les catholiques subissaient dans le IIIe Reich lui étaient familières ; il en parlait avec de précieux détails.
Robert d'Harcourt n'était pas éloigné de la démocratie chrétienne et il entretenait, en outre, d'étroites relations avec la hiérarchie catholique. C'est ainsi qu'il m'introduisit chez mon nouvel archevêque, Mgr Moussaron, qui occupait à Albi le modeste siège sur lequel le cardinal Tisserand avait un instant envisagé de s'asseoir."

Questions

1) En quoi la rencontre avec Robert Harcourt est-elle importante ?

 Mentions légales Plan du site Contact