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Conférences

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Les Archives départementales disposent d'un auditorium de 109 places mis à disposition des associations partenaires pour des manifestations à but culturel. Renseignements à prendre auprès du Cabinet du président du Département du Tarn au 05 63 45 66 36.

Conférences de l'association Albi Patrimoine

Elles ont lieu dans l’auditorium des Archives départementales du Tarn à partir de 18h.

Le lundi 20 février 2017

« L’Inquisition en Occitanie (1229-1329) : origines, fonctionnement, impact. » par Jean-Louis Biget, professeur émérite à L’ENS.

   Pour les Occitans, l’Inquisition est d’abord celle dont l’action est exercée contre les bons hommes, les vaudois et les béguins au XIIIème et au début du XIVème siècle. Elle continue d’alimenter bien des controverses et des fantasmes. Pour la comprendre –ce qui n’est pas l’approuver- il faut savoir que le Moyen Age différait totalement du XXIème siècle par les valeurs et les comportements.

 Le lundi 6 mars 2017

« Cambriolage chez Monsieur de Rochegude » par Lucette Galvan et Gilbert Roumec.

Dans la nuit du 13 au 14 mars 1826, des cambrioleurs s'introduisirent, par effraction, dans l'hôtel du contre-amiral Rochegude et lui dérobèrent ses louis d'or. C'est ainsi que commença une affaire judiciaire totalement oubliée de nos jours, mais qui mit en émoi les Albigeois pendant un an.

Les deux conférenciers, du Centre Occitan Rochegude, ont découvert, aux Archives Départementales du Tarn, le dossier de la Cour d'assises d'Albi concernant cette affaire, et vont essayer de vous faire vivre ce fait divers.

Conférences de la Société des Sciences Arts et Belles Lettres du Tarn

Séances publiques aux Archives départementales du Tarn à partir de 17 heures.


Mercredi 8 février 2017

« Le pont Antoinette » par Philippe DURAND

Aussi appelé « pont de l’Aguillou » ou « pont des amoureux », ce pont a été construit en 1884 par l’ingénieur Paul Séjourné, qui l’a dédié à son épouse Antoinette. Il franchit l’Agoût entre Vielmur et Sémalens, sur la ligne  ferroviaire de Saint-Sulpice à Mazamet. C’est le premier des nombreux ponts de pierre et de brique construits par Paul Séjourné selon les techniques novatrices qu’il avait mises au point : voûte à double rouleau et à clés multiples. Localement très peu connu, et bien que les ponts actuels soient plutôt construits en béton et en acier, le pont Antoinette est toujours une référence dans les écoles d’ingénieurs de génie civil du monde entier.


Mercredi 8 mars 2017

« Jean Carlus (1852-1930), la redécouverte d’un statuaire de la Troisième République » par Alice CAZZOLA

Au cours de sa carrière artistique, Carlus, auteur de portraits et de monuments publics, est également professeur dans les écoles de la Ville de Paris et membre de sociétés artistiques, telles que la Société des Artistes Français, l’Alliance des Arts et l’Union Artistique de Toulouse, ville où il commence ses études et à laquelle il reste attaché toute sa vie. Figure active l’école toulousaine, il s’investit dans le décor de la place du Capitole, pour lequel il réalise le groupe sculpté L’Eau (1910), aujourd’hui au Jardin Michelet.

La communication sera suivie de l'assemblée générale.


Mercredi 12 avril 2017

« La Capelle Sainte-Luce, collectivité disparue du canton de Cordes, 1601-1840 » par Jacques GRIFFON

A proximité de Cordes-sur-ciel (Tarn), les hameaux de l’ancienne paroisse de La Capelle Sainte-Luce formèrent sous l’Ancien régime une jurade subordonnée à la cité, devînrent une commune à part  entière de la Révolution de 1789 à la Monarchie de Juillet, avant d’être enfin réunis aux Cabannes.
Grâce à des ressources archivistiques exceptionnelles, l’auteur s’est attaché à évoquer la constitution, le quotidien et la fragilité d’une collectivité dans son environnement naturel, humain et institutionnel.
Il exposera également quelques-uns de ses travaux en cours sur ce même territoire.


Mercredi 10 mai 2017

« Antoinette SALVAN de SALIES correspondante privilégiée du Mercure Galant. » par Georges PROTET

Le Mercure Galant est une revue littéraire et mondaine fondée en 1672 par Donneau de Visée (1638-1710) qui parait sous la forme de petits volumes in-12 de 300 pages tous les trimestres et sous forme de lettres hebdomadaires disponibles par abonnement. Echo de la Cour, des salons et de la vie mondaine, il accorde une place privilégiée à l’actualité littéraire et artistique. Le Mercure devient mensuel à partir de 1677. La Viguière d’Albi, Antoinette Salvan de Saliès figure, un temps, parmi les correspondants les plus réguliers de la  revue. Cette causerie revient sur ses plus intéressantes parutions de l’illustre albigeoise. 

Mercredi 13 septembre 2017

« Du « mazatge » au domaine, les métamorphoses de l’agriculture en Lauragais (XVe-XXe). L’exemple d’En-Fabre (Blan – Tarn) » par Martine LANGUILLON

Du plan terrier de 1477 au remembrement des années 60-70, le Lauragais a traversé bien des  étapes dans la conquête de ses campagnes. Cette terre au nom évocateur (« terrefort »), n’a accepté de dévoiler sa richesse et partager cette aventure que par le respect de sa vie et des nécessités de ses besoins par le paysan. De la culture vivrière initiale à l’agriculture du grenier à blé du Languedoc, cinq siècles d’évolution sociale, culturelle, technologique, réglementaire furent nécessaires.


Mercredi 8 novembre 2017

« La Justice militaire et les Fusillés pendant la Guerre de 1914-1918 » - par Michel DICHARD

Dans la mémoire collective des Français, l’année 1917  est celle de l’échec de l’offensive du Chemin des Dames et de la crise des mutineries  qui secoua l’Armée. Après avoir évoqué le sort malheureux de trois soldats tarnais, on essayera de dresser un portrait – type des  fusillés de 1914-1918. On montrera ensuite l’évolution de la justice militaire, beaucoup plus sévère, voire expéditive, au début du conflit. Enfin on s’interrogera sur le fameux devoir de mémoire concernant ceux qu’on appelle aujourd’hui « les fusillés pour l’exemple ».

Mercredi 13 décembre 2017

« Auguste Cannac, compagnon de Jean Jaurès » par Max ASSIÉ

Au même titre que Marius et Louis Fieu pour Carmaux, Auguste Cannac était un des bras droits de Jean Jaurès dans le Ségala, notamment lors de ses campagnes électorales. Né en 1859, Auguste Cannac était clerc de notaire puis huissier de justice à Pampelonne. Il fut, dans le canton de Pampelonne, un des pionniers du  Parti Socialiste, puis devient secrétaire de la section locale SFIO et responsable des socialistes du canton. C’était l’homme à tout faire de Jaurès dans le canton de Pampelonne, y compris pour organiser les troupes jaurésiennes contre celles du marquis de Solages, lors des élections législatives. Il l’accompagnait dans ses multiples déplacements dans les communes du canton, à la rencontre des populations rurales, tant pour les  réunions publiques que pour les foires.

Compagnon fidèle de Jean Jaurès, uni au tribun par des liens de profonde amitié, Auguste Cannac a entretenu une correspondance avec lui. Il fut également maire de  Pampelonne et conseiller général. Sa petite fille Marceline Cannac et son arrière-petit-fils, Bernard Cannac ont été à l’origine d’une importante donation (correspondance de Cannac avec Jaurès, journaux, livres, documents SFIO, lithographie, etc.) qui a donné naissance, en 2014, à l’Espace Jaurès de Pampelonne.

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